Commençons par le debut de la fin. Non, par la fin du debut. Je m'embrouille ... Commençons.

Commençons par le debut de la fin. Non, par la fin du debut. Je m'embrouille ... Commençons.
« Qui est ce qui disait qu'être journaliste serait facile ? »

Je me présente, je suis Aelita, un prénom que je n'ai évidemment pas choisit. J'ai 23 ans, 4 mois et des poussières. En ce moment, je suis en pleine formation pour être journaliste dans un magazine de mode ... Pourquoi j'ai choisit ce métier ? Parce que j'aime écrire, j'aime écrire mes sentiments, mes sensations et mes humeurs changeantes. Et aussi parce que je croyais que ça serait facile !

Des fois, je râle toute seule, car je suis une perfectionniste, une lunatique et une dépressive sur les bords. Avec moi, ce n'est pas toujours la joie car je suis un peu trop « terre a terre », et c'est donc pour ça que je n'ai jamais cru à l'amour, ni au bonheur absolu. Il faut quand même être bête pour croire qu'avec une vie « Metro-Boulot-Dodo » serait un vrai bonheur ...

Pour moi, la vie c'est le voyage, l'aventure ... Non, pas l'aventure. Hé hé.
Oui, c'est le voyage. Le mélange de cultures, les couleurs du monde dansantes sur un seul visage. Tous les pays m'inspirent, toutes les tenues m'inspirent !
En fait, tout m'inspire ... En regardant mon ordinateur et en lisant « Document introuvable » je peux écrire tout un article. Je suis comme ça.

« MERDE ! »

Et voila, j'ai encore une feuille blanche en face de mes yeux, elle a l'air si supérieure. Elle me méprise.
Ça ne va pas m'empêcher de dormir cette nuit, ni de sortir en boite avec mes rares vrais amis. Que je connais depuis le primaire. Nous sommes tous des « dingues », qui se ressemble s'assemble comme on dit.

D'ailleurs, même physiquement on est pareil : Longs, pour moi c'est 1m78 , No comment. Maigres et aux coiffures farfelus : Est-ce de ma faute si j'ai succombé a un superbe carré bleu ? Je connais la réponse ... Oui ...



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Bonjour ! Moi c'est Amy, j'ai 23 ans et je travaille dans une crèche, je m'occupe des petits bout'd'choux. Bon je dois avouer qu'il y en a que je n'peux pas me voir, mais bon, ça fait parti du métier.

Un peu dégoûtée par la vie, mon copain vient de me quitter. Tout le monde me dit que c'est mieux ainsi, que c'était un sacré con, mais je n'arrive pas à les croire.
C'était un ANGE . Il était gentil, attendrissant, passionné, intelligent, beau (malgré son pif pointu), attentif...Pour moi c'était LE bon, celui avec qui je finirais ma vie. Je voulais même me marier avec lui ! Ce qui est étonnant de ma part vu que j'ai toujours dit que je ne me marierais jamais. Passons...

Moi, je suis plutôt petite (1m65), un petit peu enrobée (non, vous ne saurez rien de plus sur ce point !). J'ai des cheveux bouclés que j'ai mis du temps à accepter, maintenant je les vois comme quelque chose qui fais que je suis unique.
Je suis assez maladroite aussi, une fois j'ai renversée un biberon de jus d'orange sur une petite fille prénommée Annabelle. Maintenant dès qu'elle me voit elle se met à hurler, si bien que ses parents l'ont inscrite dans une autre garderie.

J'écoute beaucoup de musique en ce moment, je me dis qu'après une rupture ça ne peut pas me faire de mal, accompagner d'une tablette de chocolat, c'est comme ça que je me console, du moins que j'essaye.
La musique ne provoque pas l'effet espéré, et le chocolat me fait juste grossir, rien de plus.

Et puis il y a mon meilleur ami...
Anthony, un mec adorable, que je ne considérais que comme un pote il y a quelques semaines. Au fur et à mesure, notre relation s'est améliorée. Il été là quand Yann m'a quitté, c'était le seul à me comprendre, et c'est maintenant le seul sur qui je peux compter.
Bien sur j'ai gardé contact avec mes meilleures amies d'enfance, mais on se voit une fois par an, et elles ont tellement changées que je ne les supporte presque plus...

# Posté le mardi 17 juin 2008 11:57

Modifié le lundi 23 juin 2008 13:09

Chapitre 1

Chapitre 1



Point de vue d'Aelita:



« 15h30 ! 15h30 ! VIVEMENT 15h30 !! »

Il est enfin 15h30, je peux enfin sortir de cette cage toute rouillée qu'est mon bureau.
Sauf qu'il va falloir marcher 10 kilomètres a pieds ... Merci maman, de ne pas vouloir m'acheter un scooter.

Hallujah, Kenzy, ma meilleure amie a sa voiture, et est venue me chercher !! Ça sert aussi a ça les amis. Direction : Shopping, même si ce n'est pas mon activité favorite, je l'accompagne. Déjà parce que ça fait quand même belle lurette que je ne me suis pas achetée quelque chose, et aussi parce que je ne veux pas la vexer.

Nous voilâmes en face du plus grand centre commercial de la ville. Je suis éblouie par la lumière que reflète cette immense bâtisse en verre.
Dommage que ces demeurés gâchent la vue en ''draguant '' vulgairement Kenzy. Comme ci qu'une fille aussi riche, intelligente et belle allait s'intéresser a des voyous dans leur genre.
Oui, elle s'intéresse. C'est décevant.

Je préfère rentrer.
Oui ! Il y a un karaoké, enfin une activité qui me plait.

J'attrape le micro nerveusement, et m'approche de lui. Je sens la montée d'adreline. « Bravo la courageuse, tu vas juste chanter, tu n'escalades pas le mont blanc »
En tout cas, ça prouve que les 1000 ¤ versés au psy, pour ne plus être timide, n'ont pas fait effet.

« On a parcouru le chemin
On a tenu la distance
Et je te hais
De tout mon corps »

Je m'ouvre enfin, je sautille par tout, je fais de grands pas sur la scène. Je suis comme dans une autre galaxie et rien ne peut m'en faire sortir.
Sauf Kenzy, qui me tire par le bras, comme un berger énervé qui tire son pathétique mouton par la queue.

Kenzy est la seule personne à réussir à me tirer d'un Karaoké, et aussi la seule à pouvoir me faire rentrer dans une invention de torture appelée « cabine d'essayage ».
La cabine d'essayage, c'est cette petite chambre ou tu es sensé essayé des vêtements trop beau de la mode qui tue. En fait, c'est pas vrai, parce que moi quand je rentre dans une « cabine d'essayage » c'est pour préparer la 3eme guerre mondiale avec mon ami le T-shirt tellement moulant que quand tu le mets il s'enlève même pas.

« Cesse de te chamailler avec le bas, et montre moi le haut » me crie Kenzy.
Si elle croit que je vais me laisser faire par un « slim », encore un instrument de torture, elle se met le doigt dans l'½il.

Apres 3 bonnes heures dans une boite a sueur, Kenzy décide de me laisser quartier libre. Youhou !
Non, je n'irai pas faire du karaoké, tout simplement parce que je ne suis pas une fille en manque d'affection qui ne demande que de l'attention.
Je vais plutôt dans la salle d'arcade, peut être que je rencontrerai le prince charmant : Beau, intelligent, drôle et affectueux. Haha, vous m'avez cru. J'y vais tout simplement parce que je suis un garçon manqué et que je préfère vivre dans un monde virtuel a combattre des Boss du niveau 5 Monde 3 plutôt que d'acheter des « fringues trop cutty » pour ressembler a une Bimbo.

- « Bonjour »
- *Aah ... Quel beau brun ténébreux et mystérieux ... Je vous ai encore eu* B'jour
- « Heu excuse moi, mais je voulais juste te dire que tu es un très bon joueur et que ... »
- Excuse moi, mais je suis une JOUEUSE ... Huhu
- « C'est qu'on ne voit pas souvent de filles aux cheveux bleus qui aiment les jeux vidéo et qui ...»
- Ben maintenant tu en connais une. Je m'appelle Aelita, tu es ...?
- « Adrien. Sans être indiscret, tu as quel age ? »
- 23 ans et des poussières et toi ?
- « Bientôt 24 ans. Dis moi, la blonde derrière toi, tu la connais ? »
- Encore un coureur de jupons *Je pense drôlement fort des fois* Oui.
- « Non, je ne suis pas un coureur de jupons, je voulais juste savoir, parce qu'elle a l'air un peu énervée. »
- Elle l'est tout le temps quand je suis avec elle ...

C'est drôle, il me sourit bizarrement. Il a les yeux si pétillants de bonheur, qu'est ce qui lui prend ?

- « Dis moi, si je te donne mon numéro, tu en penseras quoi ?
- Je penserai que comme c'est toi qui veux me parler, c'est moi qui devrais te donner le mien.
- « Haha. J'adore ton humour. Hum. Je fais un peu désespéré mais bon, tu me donnes ton numéro ? »
- Je n'en ai pas, mais je te donne quand même celui de mon amie la blonde.
- « Merci ! »

Ses yeux pétillent encore plus, il est mimi, on dirait un petit garçon.

Plus tard ...

- « COMMENT CA TU AS DONNE MON NUMERO À UN INCONNU ? »
- Ce n'est qu'un petit Adrien de rien du tout ... Aller ... Je ne te demande pas de boire l'eau des toilettes, juste de me passer Adrien quand il appelle.
- « Tu n'aurais pas un tout petit béguin ?»
- Kenzy, on est pas dans « Les feux de l'amour », commence pas ...






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Point de vue d'Amy


Je le vois. Il s'avance vers moi, il me dit qu'il m'aime, qu'il n'a jamais voulu me quitter, qu'il pourrait mourir pour moi, il m'embrasse passionnément, il m'aime toujours... Mais c'est quoi ce bruit strident ?! J'ouvre les yeux...
Mon Téléphone sonne, il m'annonce clairement que tout cela n'était qu'un rêve, un rêve qui vient de se briser...
Je me lève difficilement de mon lit pour décrocher ce stupide téléphone, briseurs de rêves.

-Allo.
-Anthony : Coucou toi !! Je te dérange ?
-Un peu, tu m'as réveillé.
-Anthony : Merde !! Excuse-moi je suis vraiment, vraiment désolé !
-T'inquiète pas, c'est pas grave. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
-Anthony : J'voudrais t'emmener à quelque part, pour te changer les idées !
-Ca me tente. Où veux-tu m'emmener ?
-Anthony : C'est ma petite surprise ça, je passe te chercher dans une heure !
-Dans une heure !? Mais...
-Anthony : A tout à l'heure !

Quel sal type ! Il m'a raccroché au nez ! Je suppose que c'est pour mon bien, c'est mon meilleur ami, mon âme jumelle, il n'est pas sensé me vouloir du mal...Normalement.
Bon, faudrait mieux que je m'habille, il est assez déterminé dans son genre, il ne lâchera pas l'affaire. J'enfile le premier truc qui se trouve dans mon placard, c'est-à-dire, un survet' gris. Je me dirige fébrilement dans la cuisine pour vider un nouveau pot de Nutella. Mais je passe devant un miroir, ce qui me stoppe net dans mon élan. Je me regarde. Ca fait des semaines que je ne me suis pas regardée dans un miroir. Je me néglige, c'est impressionnant. Ce n'est pas moi que je vois dans le miroir, c'est une femme fade, triste et enveloppée. Mon survet' me boudine. Ca me fait comme un énorme choc, il faut que ça s'arrête.
Je retourne dans cette chambre, cette chambre qui n'a pas été rangée depuis des semaines. Je fouille dans mon placard, et j'en sors une petite robe verte pâle, c'est parfaitement adapté à la saison, et puis c'est jolie.
Je me dirige maintenant dans la salle de bain, elle non plus n'a pas été rangée depuis longtemps... Je me coiffe correctement et me maquille. Je retourne à nouveau devant le miroir. Ca va, j'ai l'air peu près normal, ouf !
L'heure passe et comme promis, Anthony se pointe.
Vous auriez dût voir sa tête quand il m'a vu, c'était comique.

-Anthony : Amy, mais qu'est-ce qu'il t'arrive ??
-Rien, j'ai juste décidé de me reprendre en main.
-Anthony : Eh ben c'est réussi, t'es super jolie comme ça, j'ai pas l'habitude.
-Merci, t'es vachement sympa aujourd'hui...

J'en peux plus, je fonds en larme et rapidement, je sens les bras d'Anthony qui m'entoure.

-Anthony : Pleure, ça te soulagera...
-Mais...il me manque tellement tu sais...j'en peux plus !
-Anthony : Je sais ma puce, je sais.
-J'étais tellement bien avec lui...il m'a apporté tellement de bonheur...
-Anthony : Mais il a tout repris en te quittant...
-Je l'aime encore tu vois...C'est bien ça le pire !

Je vois dans les yeux d'Anthony qu'il est aussi triste que moi, c'est ça un véritable ami !

-Anthony : Aller, va prendre ton sac, on y va...
-On va où ?
-Anthony : Tu verras bien.

Lui quand il a une idée dans la tête, c'est difficile de la faire sortir !
Je prends mon sac, j'essuie mes larmes et je le suis dans les escaliers de l'immeuble où j'habite. Il me fat monter à bord de sa toute petite voiture verte, et démarre.
Après une demi-heure de route, on arrive devant un petit lac, entouré d'un parc. Ca y est je m'en souviens ! C'est l'endroit où j'ai rencontré Anthony pour la première fois. C'est marrant qu'il a pensé à m'emmener ici...

-Anthony : J'ai pensé que c'était bien de t'emmener ici, c'est un coin tranquille, c'est beau, et comme ça tu renoue avec la nature ^^
-Très drôle ! Tu sais bien que je n'ai jamais été très proche de la nature.
-Anthony : Raison de plus !

Il a raison, c'est vraiment beau ici.

La journée se passe dans la joie et la bonne humeur, même si une partie de moi n'est pas là...
On a mangé des glaces tout l'après-midi, et on a critiqué tous les passants qui se promenaient, c'est une de mes activités préférées, oui je sais, c'est malsain.
C'est dans ces moments là que je ne regrette pas de m'être disputée avec Anthony la première fois que je l'ai vu. Je ne vous l'avez pas dit ?
La première fois qu'on s'est rencontré, il faisait du skate autour du lac, et moi je me baladais avec des copines. Il m'est rentré dedans et on est tombé dans le lac. Lui, il était mort de rire, moi j'étais morte de rage. Je lui ai crié dessus pendant une demi-heure environ, mais à la fin il m'a dit
« Excuse-moi, je suis vraiment, mais vraiment désolé, comme tu vois je débute, je suis pas encore très à l'aise sur un skate. Tiens, voilà mon numéro de téléphone, je payerais le pressing pour ta robe, appelle-moi ! »
Puis il est parti, et je l'ai rappelé le lendemain, pas pour qu'il me rembourse, juste parce que j'avais envie de le revoir, je l'avais trouvé plutôt sympa...








# Posté le lundi 23 juin 2008 13:00

Modifié le lundi 23 juin 2008 13:11

Chapitre 2

Chapitre 2
Point de vue d'Aelita:

« AELITA !! RAMENE TOI ! C'est Adrien !! »

J'ai beau lui illustrer la situation : Il n'y a pas qu'un seul Adrien dans son répertoire,
Donc ce n'est pas la peine de me passer les 23 Adrien existants dans son répertoire.

Il m'appelle, cette fois Kenzy sautille partout en criant « Adrien » en me suivant avec un sourire niais. Elle me tend la main, je confirme : C'est le bon numéro.
Je fais un geste de la main prétentieux pour que ma très chère colocataire sorte de ma chambre, a peine était elle sortie que j'avais déjà frappé la porte avec mon pied.

N'étant pas une très grande dame de maison, rien n'est rangé. Je suis donc obligée de m'assoire a même le sol pour parler a cet inconnu qui pourtant m'a l'air si proche.

-« Allo ? Aelita ? Comment tu vas ? »
-Allo, en fait je n'ai pas changé depuis tout à l'heure et toi ?
- « ça va, je voulais savoir si tu es libre Vendredi ?
-Ben je travaille, mais ça dépens a quelle heure ...
-« Vers 14h ça t'arrange ? »
-Ça me va plus que bien. Mais on se retrouve ou ? Pour faire quoi ?
-« A la piscine ! »
-Moi qui te prenais pour un no life ...
-« Je suis sensé prendre ça comment ? »
-Plutôt bien, vu qu'on se connaît que depuis 1h30.
-« Alors je te remercie. Au fait si tu veux ramener qui que ce soit avec toi, tu peux. »
-J'ai le droit de ramener 3 personnes ?
-« Oui, bien sur. Il faut juste que tu me dises qui est ce, car je m'embrouille facilement. »
-La blonde, le blond et le bleu. *Je rigole comme un phoque pourtant il n'y a rien de drôle*

BOUM BOUM

*Parle a Kenzy* P'tain ! T'arrêtes de défoncer la porte ! Je ne t'ouvrirai pas !!

-« Bon, je vois que la « Blonde » et toi êtes occupées, je vais te laisser. A vendredi, ou a demain si on s'appelle »
-Oui, a plus. Bisou.

Je raccroche et ressors comme un bulldozer en m'approchant de Kenzy.

Tu n'iras pas à la piscine d'abord. Je tire ma langue en faisant de grands gestes articulés avec mes bras. Je cours vers ma chambre et referme a clé, je ne ressors pas jusqu'au dîner pour parler de la piscine.
Tout le monde est d'accord : Kenzy, Arnaud et Mathieu.

Sauf que je suis obligée d'aller acheter un maillot de bain. Avec qui ? Avec Mathieu, aussi appelé le bleu qui est un adepte de la mode. On va se marrer.

Je l'appelle, il vient avec son scooter. J'enfile le casque et monte d'un pas maladroit, je m'accroche a lui et hop, on y va.
On n'en nous voit pas très bien dans le centre commercial. Déjà, car on est un « couple » de deux bleu et aussi car mon cher Mathieu est un associable et qu'il est obligé de me tenir la main. Je ne sais vraiment pas choisir mes amis.

Nous marchons, lui cramponné a moi et moi qui le tient par la main comme si c'était mon fils, sauf qu'il a 10 cm de plus que moi.
Nous voilâmes dans le magasin. Des nanas en bikini nous entoure, c'est dégueulasse de laisser certains spécimens s'exhibaient comme ça. Heureusement que Mathieu est homo.

Il se dirige spontanément vers les produits pour garçons manqués : Short et Grand bandeau.
Je rentre dans la salle de torture avec une pile de combinaisons à essayer. Au bout de 20 bonnes minutes de recherches, nous avons trouvé « La » perle rare : Un beau short plutôt long bleu et blanc, avec un bandeau blanc et des claquettes bleu.

« Merci qui ? » me lance Mathieu, plutôt sur de lui.

Comme d'habitude, je vais faire un petit bisou a mon filleul, sauf que dans mon élancé, j'ai glissé sur le tapis rouge et j'ai fait tomber avec moi 3 étagères, qui elles ont fait tomber 2 lignées de cintres.

Mathieu était plié de rire, et commençait a devenir couleur écarlate, quand a la pauvre responsable des rayons, a mon avis elle voulait pleurer mais elle s'est retenue et m'a juste demandé de quitter les lieux, en payant ma tenue de plage bien sur.

Il est déjà 21 heures, et nous sommes la a boire un milk-shake, je me souviens quand je n'avais que 19 ans et Mathieu n'avais que 14 ans.
Il avait fugué, et est venu frapper à la première porte qui lui était ouverte. La mienne.

Je me souviens qu'il pleurait, et me demander si j'allais l'emmener au poste de police. Moi n'étant encore qu'une ado, je l'ai emmené à ce centre commercial, dans cette même place et je lui avais offert un petit milk-shake. Il avait l'air ravi.

Ensuite, quand je lui ai demandé son prénom, il ne le connaissait pas.
Nous sommes tout de suite allé au poste de police, et nous avons confirmé tous les deux qu'il n'avait pas de parents. Bien sur, étant une grande sensible je l'ai prit sous mon aile et voila, je suis sa marraine.

En remémorant tout ça, j'ai une question absurde qui me traversa l'esprit : Comment se fait-il que Mathieu est frappé a ma porte ? Est-ce que la science peut m'expliquer pourquoi autant de chose nous rassemblent ?


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Point de vue d'Amy:


« Les vacances sont finies, il faut aller travailler »
Cette phrase tourne en boucle dans ma tête. Mon premier jour de travail après une semaine de vacances et je suis déjà en retard. « Bouge-toi, bouge-toi !!! » A ce rythme là je vais finir par me faire virer !
J'attrape les clés de ma voiture et j'y vais.
J'ai quand même de la chance, je ne me suis pas pris un seul feu rouge sur la route, ce qui fait que j'arrive avec un quart d'heure de retard au lieu d'une demi-heure. C'est déjà ça.
« Amy ! C'est pas trop tôt ! »
Grillée.

-Désolée Lisa, je me suis retrouvée dans les embouteillages.
-Lisa : Ca va pour cette fois, mais fait attention, si ça devient trop fréquent on va devoir sévir !
-Ca n'arrivera plus.

Je pose mon sac dans le petit bureau de la crèche et je vais dire bonjour à mes petits protégés.
Sandra, une petite blonde adorable me saute au cou pendant qu'Alexis, un petit de 10 mois, s'accroche à mon pied. Ils m'avaient manqué.
Après avoir changé la couche d'Alexis, j'aperçois un enfant au fond de la pièce, il est blottit contre le mur.
Je m'avance vers lui, c'est un petit garçon qui doit être âgé d'environ 2 ans, il tient un petit lapin en peluche dans ses mains.

-Bonjour toi, je m'appelle Amy, je suis une nounou.
-...
-C'est quoi ton nom à toi ?
-Ryan.
-D'accord. C'est joli comme prénom, Ryan.
-Ryan : ...
-Tu es ici depuis longtemps ?

Ryan secoue la tête en guise de « non ».
Il n'est pas très bavard, il paraît même mal à l'aise, ou complètement dans son monde.
Peut être que Lisa pourra me renseigner.

-Lisa ??
-Lisa : Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
-Je voudrais savoir depuis quand le petit Ryan est inscrit à la crèche.
-Lisa : Depuis environ une semaine, mais il n'est pas inscrit.
-Il n'est pas inscrit ?? Comment c'est possible ?
-Lisa : Une dame nous l'a amené en nous disant qu'elle l'avait trouvé dans un jardin d'enfant.
-Mais, il n'a pas de parents ?
-Lisa : Ses parents sont divorcés. Son père travaille en Angleterre et sa mère est...alcoolique. Et c'est elle qui a la garde de l'enfant à temps complet.
-Ah, d'accord. Et en attendant, vous le gardez ici.
-Lisa : L'assistante sociale fait une enquête du côté de sa mère, et son père refuse de le garder.
-C'est compliqué tout ça.
-Lisa : Oui, et en tant que directrice de la crèche, Ryan reste avec moi le temps que l'assistante sociale trouve un parent pour le recueillir.
-Mais pourquoi il est comme ça ?
-Lisa : C'est-à-dire ?
-Pourquoi il reste dans son coin, pourquoi il ne parle pas ?
-Lisa : Ca reste un mystère...
-D'accord...

Ce petit Ryan m'intrigue. Vraiment. En plus il a l'air si seul...
J'aimerais faire quelque chose pour l'aider, mais je ne vois pas quoi...
Je vois Sandra s'approcher timidement de lui, puis après quelques minutes passées ensemble, ils ont l'air de bien s'entendre.
Tant mieux pour lui, c'est bien si il arrive à se faire des amis.



# Posté le lundi 30 juin 2008 12:54